samedi 12 août 2017

Alter Ego - Teaser

Après Les Licornes pour le Ray's Day 2016, je participe à nouveau à l'événement (certes un peu à l'arrache) pour 2017 avec Alter Ego, une nouvelle de science-fiction épistolaire qui est aussi une relecture d'un épisode de la série Au-delà du réel : l'aventure continue.
Un petit teaser : lui, c'est Matt. Elle, c'est Clara. Ils partagent le même travail d'analyste, le même appartement, ils jouent même au shogi ensemble. Pourtant, et à leur grand regret, ils ne vivent pas ensemble. Comment est-ce possible ?
La réponse le 22 août...

mercredi 9 août 2017

La FAQ - Posez vos questions !

Comme nous sommes au mois d'août et qu'il n'y a pas beaucoup d'activité à cause des vacances, j'en profite pour lancer une petite Foire Aux Questions.
Cette FAQ est la vôtre ! Posez toutes les questions que vous voulez sur mes goûts, mes activités d'écriture, ou tout autre sujet dont vous voudriez que je parle, et j'y répondrai dans un prochain article fin août ou début septembre. Les questions peuvent être posées soit en commentaire de cet article, soit sur Twitter en notifiant @Milena_Hime.
J'accepte tous les types de questions, mais je me réserve le droit de ne pas répondre (ou de répondre à côté, selon mon humeur) aux questions insultantes ou qui seraient posées dans le but évident de troller, afin que cette FAQ se déroule dans une bonne ambiance.
Alors à vous maintenant !
Et bonne fin d'été ! Par H. Zell (Travail personnel) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) ou CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

dimanche 30 juillet 2017

Lectures de juillet 2017

Juillet, le premier véritable mois de l'été. Quand la chaleur m'a laissé assez de répit pour lire, voici ce que j'ai lu :
  • Adolphe - Benjamin Constant
    • Français
    • Papier
Adolphe, jeune homme timide et indécis, tombe amoureux d'Ellénore, la maîtresse d'un comte allemand. Malgré leur différence d'âge et la situation inconfortable d'Ellénore en tant que maîtresse entretenue, leur idylle se prolonge et Ellénore devient prête à tout pour suivre Adolphe, abandonne son amant en titre et les enfants qu'elle a eus de lui, et va jusqu'à risquer l'héritage qu'elle doit toucher de son père. De son côté, Adolphe croit qu'il n'aime plus Ellénore, mais il n'ose pas rompre avec elle, et c'est finalement son entourage qui force la rupture et fait mourir Ellénore de langueur. Une histoire d'amour "à l'ancienne" qui, si elle n'évite pas la complexité des sentiments amoureux, fait un peu trop la part belle aux tergiversations et à la lâcheté d'Adolphe.
  •  Tueur de princesses - Andreas Föhr
    • Français (traduit de l'allemand par Anne Chauvet)
    • Papier - Challenge de juillet 2017 de la box Once Upon a Book
Un policier découvre dans un lac gelé le cadavre d'une jeune fille portant une robe de princesse dorée, accompagnée d'une étrange plaque de métal laissant entendre qu'elle ne sera pas la seule victime du "tueur de princesses". Le commissaire Wallner se lance alors à la poursuite du tueur en série, et tandis qu'il louvoie entre les doutes et les fausses pistes, une autre histoire surgie du passé dévoile progressivement l'origine de la folie criminelle du tueur, à travers une sombre affaire d'autant plus cruelle que, selon l'expression consacrée "personne n'est responsable". En effet, dans toute l'intrigue on trouve surtout de la drogue, de l'alcool, de la folie furieuse, de la paranoïa, et même du narcissisme chez certains policiers... L'histoire se termine cependant sur une note d'espoir même si elle a un goût amer : même de la pourriture, il finit par sortir de la vie.
  • The Battle of Verril - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - 3e partie de The Book of Deacon Anthology
Les Élus sont désormais tous rassemblés, même s'ils doivent pour cela revenir d'entre les morts. Mais le temps leur est compté, car la guerre qui fait rage n'était finalement qu'une diversion : le véritable but de leurs adversaires est d'ouvrir non loin de Verril, la "Capitale du Nord", un portail par lequel les créatures de leur monde pourront envahir la terre. Une fois ce portail ouvert, il est pratiquement impossible de le refermer... et d'y survivre. N'écoutant que leur devoir, et malgré les pièges visant à leur faire abandonner tout espoir, les Élus tentent cependant le tout pour le tout pour protéger un peuple qu'ils considèrent toujours comme le leur même s'il les a rejetés. Une fin épique à la hauteur de la tonalité générale de la trilogie, et même si on se doute bien que tout se terminera bien à la fin, on se laisse prendre dans le frisson de la bataille finale.
  • Jade - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - Annexe de The Book of Deacon Anthology
Quelques générations après la trilogie de The Book of Deacon, la population est tombée dans un âge d'ignorance et ne se souvient plus des Élus qui ont sauvé le monde. Mais dans l'ombre, les descendants des Élus sont protégés, y compris Jade, orpheline qui croit n'avoir plus personne pour l'aider jusqu'à ce qu'elle rencontre le dragon Halfax, un fils du dragon Myn qui lui apprend qu'elle est la descendante de Myranda Celeste. Entre le dragon et la fillette se tisse une amitié aussi surprenante que durable, qui lui permet finalement de devenir une vraie reine de conte de fées, malgré les manigances d'un ennemi qui a survécu aux générations précédentes, bien qu'apparemment diminué. Une histoire un peu courte et qui ne va pas aussi loin qu'elle aurait pu, mais qui a cependant le mérite de montrer que l'histoire ne se termine pas toujours avec la victoire des héros.
  • Celui qui bave et qui glougloute - Roland C. Wagner
    • Français
    • Papier
L'Ouest sauvage américain, ses hors-la-loi, ses chasseurs de primes, ses Tuniques bleues et ses Indiens... épaulés par des Martiens ? Nathalie "Nat" Pinkerton, fille du célèbre Allan Pinkerton, doit enquêter aux côtés du professeur Lefèvre sur la véritable origine des nouveaux alliés des tribus indiennes, ainsi que sur celle des Vénusiens qui prétendent s'allier au gouvernement contre les Martiens. Derrière tout cela se trouve une secte ancestrale invoquant des dieux anciens... L'auteur mélange ici le western aux schémas classiques lovecraftiens, le tout avec des allusions burlesques aux BD (en particulier Lucky Luke, western oblige) et aux chansons de notre jeunesse, qui en rendent la lecture particulièrement drôle.
  • Rise of the Red Shadow - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - Annexe de The Book of Deacon Anthology
Un enfant malthrope (créature mi-humain mi-renard) est capturé et vendu comme esclave. Peut-être devrait-il s'estimer heureux car les siens sont normalement tués à vue, mais c'est une vie misérable qui lui est destinée, surtout quand un maître cruel et inconséquent remplace l'homme relativement juste qui le possédait jusque-là. Celui à qui on n'a donné aucun nom à part le surnom de l'"Ombre Rouge" s'évade, apprend la survie grâce à une partenaire inespérée, et devient chasseur de primes, avant de prendre le chemin d'Entwell, la cité perdue, dans laquelle il choisira cependant de ne pas rester. L'histoire de l'un des personnages principaux de The Book of Deacon est ici révélée, et avec elle bien des explications sur les raisons de son comportement dans la trilogie "principale", et sur les motivations bien humaines de celui que tout le monde traite de "monstre".
  • Entwell Origins: Ayna - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - Annexe de The Book of Deacon Anthology
Après l'histoire de "l'Ombre Rouge", ce supplément très court se penche sur les origines d'un personnage plus secondaire (et pas très sympathique) de The Book of Deacon. L'histoire de cette petite fée capturée et utilisée comme boussole pour trouver la cité d'Entwell fait sourire et trembler, et explique en partie son caractère dans The Book of Deacon par le voeu qu'elle fait de ne plus jamais être faible. L'histoire est cependant un peu courte et il aurait pu être intéressant d'évoquer au moins un peu son accession au rang de maître de magie élémentale qu'elle possède dans The Book of Deacon.
  • The Stump and the Spire - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - Annexe de The Book of Deacon Anthology
La dernière histoire courte de The Book of Deacon Anthology revient à la même époque que Jade, où l'histoire des Élus n'est plus qu'une légende qu'on raconte plus ou moins bien aux enfants. Ce sont justement des enfants, ici, qui déterrent un trésor piégé, peut-être laissé là dans l'espoir de faire revenir la guerre et le chaos, et qui sont à deux doigts de le faire en cherchant à satisfaire leur curiosité. Bien que là aussi un peu courte, avec une fin abrupte, cette nouvelle est une bonne conclusion de The Book of Deacon Anthology qui rappelle la nécessité de ne pas oublier le passé pour éviter de le reproduire, par ignorance ou par imprudence.

mardi 18 juillet 2017

Médaka Box

Les mangas sont des lectures un peu à part, que je lis et relis de temps en temps, souvent partiellement, chez moi ou au manga café. Mais je pense que Médaka Box (めだかボックス) de Nisio Isin et Akira Akatsuki mérite un petit article à part.
Médaka Box fait partie de ces mangas se déroulant dans un milieu "scolaire" comme les Japonais en font beaucoup, sauf que dans n'importe quel pays un tant soit peu réel, le lycée Hakoniwa aurait été depuis longtemps fermé après une intervention de l'armée, tant il abrite de monstres, mutants et autres psychopathes. Ce qui n'empêche pas Médaka de se présenter comme présidente du "conseil des élèves", une structure typique des lycées japonais, constituée d'élèves élus un peu comme les délégués du conseil d'administration en France, et dont le rôle est notamment de décider du budget des clubs et de certaines activités comme les fêtes de l'école. Mais Médaka a une ambition encore plus grande : résoudre personnellement les problèmes de tous les élèves du lycée. C'est pour cela qu'elle a installé une boîte à "suggestions", la fameuse "Médaka Box", où chacun peut déposer anonymement ses doléances.
Si les premiers tomes suivent cette thématique et voient Médaka et ses amis (bien qu'au début, elle soit seule dans le conseil et joue le rôle de présidente mais aussi de vice-présidente, trésorière et secrétaire) lire le contenu de sa "Médaka Box" et résoudre les problèmes en conséquence, le manga bifurque rapidement pour commencer à révéler la présence au lycée d'élèves "spéciaux", "anormaux", "négatifs" (!), voire "inégaux" (!!!), dont le seul but semble être de contrôler ou de détruire Médaka, même si pour certains d'entre eux, le but n'est pas très clair et a plutôt l'air d'être de semer le chaos dans l'école juste pour le plaisir (à se demander comment les élèves "normaux" du lycée arrivent à étudier). Quoi qu'il en soit, avec ces élèves toujours plus étranges, Médaka Box est dans la surenchère permanente où chaque vague de gens "bizarres" vaincue ne fait qu'en amener une autre encore plus "bizarre".
Mais contrairement à certains shonen manga de ce type, la surenchère est ici parfaitement assumée, et même annoncée, avec des moments de plus en plus nombreux où les personnages n'hésitent pas à briser le "quatrième mur" avec des remarques à base de "il n'y a que dans les mangas pour adolescents que ça se passe comme ça". Médaka Box parodie allègrement d'autres types de mangas, comme les magical girls dans une séquence mettant en scène "Wonder Tsugiha" (une collégienne se prenant pour une magical girl) pour attirer l'attention sur tous les clichés du genre, toujours pour s'en moquer.
En résumé, lire Médaka Box c'est lire un peu tous les mangas (sauf peut-être les shojo mangas, mais je suis sûre que ce thème va être abordé très bientôt dans un prochain tome) et le tout avec beaucoup de second degré, qui en fait une lecture particulièrement drôle et divertissante que j'ai plaisir à retrouver chaque fois que je vais au manga café. En attendant le prochain coup de cœur manga ?
Médaka ressemble un peu à ça, avec un air moins doux et un plus grand décolleté... "Mahuri" par Niabot [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) ou CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

jeudi 13 juillet 2017

Des fleurs pour Nottinger

L'étrange affaire Nottinger doit sortir le 14 mars 2018 chez Le Peuple de Mü, soit dans presque exactement 8 mois !
Oui, c'est un peu long et moi-même, j'aurais préféré que ce soit plus tôt. Mais pour patienter, voici une chanson pour L'étrange affaire Nottinger, Des fleurs pour Nottinger, inspirée du tube d'Indochine Des fleurs pour Salinger :

Me serait-il possible
De pouvoir lui parler
Le rencontrer
Me serait-il possible
De pouvoir l'arrêter
Et de nous sauver

Prisonnier de l'occulte
Et du passé d'une famille emplie de haine
Son destin est tracé
Il est de détruire le monde
Le monde entier

Tiens
Des fleurs pour Nottinger
Le plus grand mal de Hastings
Des fleurs pour Nottinger
Wo ho ho
Le diable
Des Byak'hee déchaînés
Wo ho ho
Allez tiens
Des fleurs pour Nottinger
Le plus grand mal de Hastings

Mais regardez un peu
Ses secrets de famille, les serments passés
Comment s'en protéger
Il est fatigué d'attendre
Pour se déchaîner

Tiens
Des fleurs pour Nottinger
Le plus grand mal de Hastings
Des fleurs pour Nottinger
Wo ho ho

Tiens
Des fleurs pour Nottinger
Le plus grand mal de Hastings
Des fleurs pour Nottinger
Wo ho ho
Le diable
Des Byak'hee déchaînés
Wo ho ho ho ho
Des fleurs
Des fleurs pour Nottinger
Wo ho ho

"Martine tente elle aussi d'invoquer Hastur", d'après "Martine au pays des contes" via le Martine Cover Generator

vendredi 30 juin 2017

Lectures de juin 2017

En juin, les jours sont les plus longs, et cela permet d'avoir plus de lumière pour lire. Voici ce que j'ai lu en juin :
  • All These Shiny Worlds - Collectif
    • Anglais
    • Numérique - Bonus du StoryBundle Immerse Or Die Bundle
Immerse Or Die est un défi lancé aux livres "indépendants" de l'imaginaire de faire s'immerger le plus vite possible le lecteur dans leur univers. Pari réussi pour ces quelques nouvelles qui nous emmènent successivement sur des mers hantées par des monstres géants, dans les griffes d'une impératrice qui utilise des boissons piégées pour amener à elle de loyaux serviteurs, ou dans un monde qui pourrait être le nôtre mais où certains voient des créatures d'autres dimensions... A une époque où la réalité rejoint la fiction dans notre monde, ceux-là méritent le voyage.
  • The Backworlds 1 - M. Pax
    • Anglais
    • Numérique
Les "Backworlds" sont un ensemble de planètes oubliées de tous, où des mutants humanoïdes rivalisent de ruses et de coups tordus pour survivre. Expulsé de son monde natal "grâce" à son propre père, Craze cherche un moyen facile de faire fortune, ce qui le conduit tout droit dans un trafic d'armes interdites. Mais il a de la chance dans son malheur, car cela lui permet de s'embarquer avec deux hommes-oiseaux (aviarmen) devenus ses amis dans un vaisseau qui va sillonner les Backworlds à la recherche du monde où ils pourront s'établir. Cependant les Foreworlds, mondes plus avancés et coupés des Backworlds suite à une longue guerre, ont encore des projets pour ces planètes et leurs habitants... Cette aventure riche en voyages spatiaux, en trahisons et en amitiés viriles, qui rappelle parfois Cobra par son ambiance, a le seul défaut d'être trop courte (heureusement qu'elle était livrée avec un extrait du tome 2 !) et donc de laisser sur sa faim comme beaucoup de premiers tomes.
  • Promesses aveugles - Audrey Magee
    • Français (traduit de l'anglais par Laure Manceau)
    • Papier - Challenge de juin 2017 de la box Once Upon A Book
Dans l'Allemagne nazie en pleine Seconde Guerre mondiale, Peter Faber, soldat, et Katharina Spinell, dactylo, acceptent un mariage arrangé, l'un pour y gagner une permission, l'autre espérant une pension de veuve de guerre pour améliorer le quotidien de sa famille. Petit miracle, les nouveaux époux se plaisent et un enfant est conçu pendant la parenthèse enchantée de la permission. Mais en même temps, la famille de Katharina (et Peter par la même occasion) se rapproche des milieux nazis grâce au généreux et respectable Dr Weinart. Ils profiteront sans arrière-pensées des spoliations des Juifs et de l'arrivée de travailleurs forcés russes... jusqu'au jour où, Peter faisant partie de la débâcle de Stalingrad où la plupart de ses camarades perdent la vie ou la raison, tout le monde se détourne de la famille de Katharina qui n'a pas droit à la pension tant espérée. Rien n'est épargné ni aux personnages ni au lecteur, l'histoire nous parle successivement de la Shoah, des soldats revenus brisés des combats auxquels ils ont participé, de la boucherie de Stalingrad, des viols en temps de guerre, et par-dessus tout de l'égoïsme qui s'empare de tous ceux qui sont confrontés à la barbarie de la guerre et du nazisme de près ou de loin, et qui finissent par se persuader que la vie de "l'autre" compte moins que la leur. Et le livre nous rappelle surtout, très crûment, que dans une guerre il y a beaucoup de perdants, et surtout peu d'innocents. Vous pouvez voir tout ce qui a été dit sur ce livre sur le blog du challenge Once Upon A Book.
  • The Book of Deacon - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - 1ère partie de The Book of Deacon Anthology
Dans un monde en guerre depuis si longtemps que la plupart ont oublié la raison de cette guerre mais pas l'idée qu'il faut absolument la gagner, Myranda Celeste est une orpheline qui refuse de se battre, ce qui fait d'elle une paria à qui tout le monde ferme sa porte. Un jour, essayant de ramasser une épée sur un soldat mort, elle voit une marque se graver dans sa main, et cette marque semble attirer l'attention des personnages les plus importants et les plus inquiétants, comme un mystérieux assassin ou les bataillons d'élite de l'armée du Nord. Son salut ne tient qu'à la découverte d'Entwell, une cité secrète à l'écart de la guerre où elle fera l'apprentissage des arts de la magie et du combat, et le choix de ne pas y rester en paix quand la possibilité de mettre fin à la guerre lui semble à sa portée. Un véritable roman d'apprentissage à la tonalité pacifiste, dans un univers de fantasy classique "à la Donjons & Dragons" mais toujours dépaysant, qui encore une fois se termine abruptement, mais même l'auteur le reconnaît (faute avouée est à moitié pardonnée).
  • Demain les chats - Bernard Werber
    • Français
    • Papier
De la déesse-chat de l'ancienne Égypte, Bastet n'a d'abord que le nom, mais cette chatte de maison noire et blanche en apparence banale découvre la réalité du monde qui l'entoure grâce à Pythagore, un siamois ex-cobaye de laboratoire et capable de tout apprendre sur Internet. Ensemble, ils auront beaucoup à faire pour sauver leurs "serviteurs" humains de la guerre et de la peste qui viennent ravager le pays. Le point de vue des chats, toujours très philosophes de par leur capacité à méditer pendant des heures, apporte un éclairage inattendu à une histoire à la trame de fond apocalyptique, mais a tendance à se disperser et à finalement diluer un peu trop l'histoire dans de longs exposés sur l'origine des félins (seraient-ils aussi égocentriques que les humains ?).
  • The Great Convergence - Joseph R. Lallo
    • Anglais
    • Numérique - 2e partie de The Book of Deacon Anthology
Les choses s'accélèrent pour Myranda Celeste. Alors qu'elle aurait pu rester vivre en paix à Entwell, elle se lance à la poursuite des "Élus" qui seraient capables de mettre fin à la guerre, persuadée que son devoir est de les réunir. Mais l'un d'eux refuse son destin, une autre refuse l'aide d'une créature inférieure, et ceux qui restent sont introuvables. Pour ne rien arranger, les Élus sont poursuivis par les généraux de l'Alliance du Nord, des êtres pas tout à fait humains qui veulent prolonger éternellement la guerre et le chaos, contre l'avis même du roi du Nord lassé de cette guerre sans fin. Batailles entre eux et contre les généraux du Nord seront le quotidien des Élus, et Myranda elle-même manquera d'y perdre la vie. Entre des "méchants" très méchants et des "gentils" incapables de travailler ensemble, la tension est palpable tout au long du récit, pour s'achever encore une fois sur un cliffhanger inattendu dont on espère voir la résolution dans le tome suivant.
  • Le Cousin Pons - Honoré de Balzac
    • Français
    • Papier
Parent pauvre d'une famille de vicomtes et de magistrats parvenus, Sylvain Pons, musicien et amateur d'art et de brocantes, vit sans vraiment le savoir assis sur une fortune en tableaux et objets d'art. Dès que cette fortune secrète sera connue, une armée de vautours, allant de sa propre concierge jusqu'à sa famille qui refusait par orgueil de le recevoir, se déploiera pour obtenir sa part du gâteau, en dépouillant au passage le seul ami véritablement fidèle et dévoué du "cousin Pons" et le seul que ce dernier voulait coucher sur son testament. Peintre sans concessions des bassesses humaines, Balzac livre dans le détail la description de toutes les ruses et les traîtrises dont ses différents personnages font preuve pour satisfaire leur voracité et leurs ambitions, en se cachant à peine leur intention d'accélérer la mort de Pons et la distribution de l'héritage, pourvu que celle-ci soit en leur faveur, la fin justifiant les moyens à leurs yeux.

lundi 12 juin 2017

Je suis rassurée (ou pas)

Oui, je suis rassurée, dans le sens où je me disais parfois que la manière dont je décris des entreprises dans mes romans et nouvelles est caricaturale, mais je viens de trouver ce post de blog par Boris Schapira qui me démontre que je suis en fait bien au-dessous de la vérité.
Pourtant, dans les entreprises où j'ai travaillé, j'ai vu un certain nombre de choses bizarres (et dont je ne me suis pas gênée pour m'inspirer dans mes textes), mais cette entreprise, quelle qu'elle soit, les cumule. On a donc un patron complètement égocentrique, qui s'octroie un bureau énorme, avec une antichambre s'il vous plaît, mais qui ne parvient pas à cacher qu'il est incompétent (et je laisse le "in" et le "pétent" pour rester polie), le "vrai" travail étant fait par sa secrétaire, qui va même jusqu'à lui lire ses e-mails parce qu'il en serait incapable, le tout alors que la pauvre est loin d'avoir un bureau, et sans doute un salaire, à la hauteur du travail qu'elle fournit.
Ajoutez à cela des cadres visiblement en roue libre et une absence totale de communication entre le patron et le reste de l'entreprise, et la consternation est parfaite. Je ne suis pas si rassurée que cela, finalement.
Je me suis d'ailleurs toujours demandé comment des gens peuvent être à ce point terrorisés de parler à leur patron. La peur de se faire virer ? Mais leur entreprise cumule tellement les tares qu'ils n'auront aucun mal à trouver mieux ailleurs ! Qu'il leur fasse une mauvaise réputation ? Vu qu'il est à peine capable d'envoyer un MMS, les dégâts devraient être limités...
Mais puisque la réalité est à ce niveau-là, essayons de pousser les choses plus loin et d'imaginer une entreprise fonctionnant entièrement... à l'insu de son patron.
Puisqu'il est incapable de lire ses messages et compte sur quelqu'un d'autre pour le faire, la secrétaire pourrait être complice, et omettre ou déformer volontairement les messages importants. D'autant plus que, bien entendu, toutes les communications passent par elle pour ne pas déranger le grand patron si occupé (on se demande à quoi, mais là n'est pas la question). Et puisque le reste des salariés n'ose pas parler au grand patron et que le grand patron trouve cela normal, ils n'auraient plus qu'à garder le silence volontairement, et travailler à tout autre chose en produisant de temps en temps des rapports (qui ne seront de toute façon pas lus, ou tout juste survolés).
Jusqu'au jour où un article, à la une des journaux ou dans la rubrique des faits divers, relatera l'arrestation du dirigeant d'une entreprise qui trempait dans des affaires d'escroquerie ou autre. Le patron, pourtant légalement responsable de ce qui se passe dans son entreprise, affirmera ne jamais avoir été mis au courant...
Tout cela pourrait se passer dans la réalité. Mais je suis rassurée : la fiction le racontera toujours mieux.
Attention, cette entreprise abrite, à l'insu du patron, une plaque tournante de la mafia locale ! (Ou pas !) - Par Pafcool2 (Travail personnel) [Domaine public], via Wikimedia Commons - PS : vive la liberté de panorama qu'on n'a pas en France...